850 pages sur un meneur pas trop mauvais des années 80. Je l’ai toujours trouvé un peu grand pour le poste mais apparemment il a fait une belle carrière malgré tout.

D’emblée, l’auteur, Roland Lazenby, journaliste américain de 71 ans assume :
Oui, ce livre est long, mais Earvin Johnson a vécu une très grande vie.
Ici, on se veut exhaustif, allant de la naissance d’Earvin en 1959 à Lansing dans le Michigan, jusqu’à sa vie d’entrepreneur et éducateur, devenu en octobre 2023 officiellement milliardaire, selon Forbes.
Mes rêves n’étaient pas seulement de jouer dans la NBA. Mes rêves étaient de jouer dans la NBA ET de devenir un homme d’affaires.
32 chapitres revenant sur la carrière et la vie de celui qui, dès ses 15 ans, se verra surnommé Magic, au point d’en effacer des tablettes son prénom de naissance, Earvin.
Compilant des kilomètres d’archives et des dizaines d’heures d’entretiens avec les personnages clés et l’entourage de Magic (Pat Riley, George Mikan, Jerry Buss, Paul Westhead, Michael Cooper, James Worthy, Jerry West, Kareem Abdul-Jabbar et bien d’autres), Lazenby offre un panel d’anecdotes inédites. Ces récits, gardés au chaud et sous le coude depuis une trentaine d’années, représentent assurément le point fort du livre :
La séropositivité en plein brouillard du début des années 90 sur le SIDA, les titres individuels et collectifs, la folie de la Dream Team en 1992 à Barcelone, sa relation père/fils avec le propriétaire des Lakers Jerry Buss, les années universitaires à Michigan State, sa rivalité/amitié avec Larry Bird, le deal raté avec Nike en 1979, l’éviction commandée de Paul Westhead, le match 6 des finales NBA 1980, disputé au poste de pivot, palliant la blessure de Jabbar, et noircissant la feuille de match avec 42 points, 15 rebonds et 7 passes pour le titre suprême.
Notons tout de même que bon nombre d’informations et anecdotes concernent l’enfance et l’adolescence de Johnson, les lecteurs ne souhaitant parcourir que sa vie de basketteur se perdront dans les nombreuses longueurs du livre, on pense notamment au récit de l’auteur sur la lignée de Magic (remontant au XVIIIe siècle).
La partie retraite du meneur, qui a raccroché ses Converse pour de bons en 1996, est quant à elle traitée en quelques dizaines de pages. Le plaisir réside dans le récit et les anecdotes de la période Showtime, avec les témoignages de joueurs, coéquipiers, adversaires, et observateurs de cette décennie 80.
Auteur bien connu des amateurs de basketball, Roland Lazenby avait déjà vu deux de ses ouvrages traduits chez le même éditeur : Michael Jordan : The Life et Kobe Bryant : Showboat.
Si vous lisez l’anglais, foncez sur le bouquin original. La traduction française manque de sérieux : fautes de frappes, traduction parfois littérale qui sent bon le google trad’…
Déjà que Lazenby n’est pas l’auteur le plus synthétique, l’édition française alourdie le tout en sortant une traduction d’un niveau amateur.
Indigeste.





Laisser un commentaire