1977-1981 : Cursus universitaire à Utah

Né en 1959 à Ogden, Utah (comme Byron Scott), Tom Chambers rejoint l’université de son État à 18 ans, après des années lycées brillantes dans le Colorado, à Fairview. Parcours commun d’un ado démarrant au poste de meneur, puis grandissant de 3 mètres en un été.

Du haut de ses 208 cm, il occupe le poste de pivot, ce qui ne sera pas le cas lorsqu’il jouera professionnel, étant utilisé exclusivement au poste 4. Aux côtés de Danny Vranes (futur joueur des SuperSonics et des 76ers), il occupe pendant 4 ans la raquette des Runnin’ Utes, et participe au tournoi NCAA deux saisons, dont une qualification pour le Sweet Sixteen en 1981 (éliminé par le North Carolina de James Worthy), lorsqu’Utah remporte la Western Athletic Conference (WAC).

À titre individuel, Chambers est élu à deux reprises dans l’équipe type de sa conférence, et termine meilleur marqueur de l’équipe lors de ses trois dernières années ainsi que meilleur rebondeur lors de ses deux dernières saisons.

1981, T.C. face à James Worthy lors d’un duel universitaire. Crédit : Deseret News Archives

Son numéro #42 est retiré en 2022, aux côtés de son coéquipier Danny Vranes (#23), du #44 de Keith Van Horn, du #4 d’Andrew Bogut ou encore du #24 d’Andre Miller. Pour les scouts NBA, malgré une université loin des gros calibres nationaux, aucun doute que son nom apparaîtra lors du premier tour de la draft à venir.

Son jeu dénote pour l’époque, cassant les codes du poste 4 traditionnel des années 80 (the enforcer, rarement gros scoreur et rayon d’action très limité, à la Rick Mahorn ou Lonnie Shelton) pour tendre vers ce que l’on appelle aujourd’hui un « stretch 4 » , à l’instar d’un Dirk Nowitzki pour l’ère moderne. Chambers est un joueur résolument plus porté sur l’attaque que sur la défense, ce qui sera une source de critique au cours de sa carrière. Malgré sa taille, il possède une grande détente et est rapide, finissant bon nombre de contre-attaques par des dunks qui feront sa marque de fabrique. La différence avec les postes 4 modernes est que Chambers évoluait dans une NBA où il était possible pour les défenseurs de toucher l’adversaire.

1981-83 : Rookie et sophomore chez les San Diego Clippers

C’est dès la huitième place que le nom de Tom Chambers résonne lors de la draft 1981, de la voix du commissaire Larry O’Brien, parmi les Mark AguirreIsiah ThomasBuck WilliamsLarry Nance ou Rolando Blackman. Son coéquipier Vranes est choisi à la cinquième position. Deux joueurs du même État, et de la même fac dans le top 10, l’Utah est à la fête (c’est également l’année de draft de Danny Ainge, originaire de la même région, ayant fait son cursus aux Cougars de BYU, l’autre grande université de l’État).

Direction les Clippers de San Diego pour Chambers (le déménagement à Los Angeles ne se fera qu’en 1984). L’entraîneur Paul Silas est ravi, Tommy Gun était le joueur qu’il avait en vue.

Avec les Clippers, il rejoint une équipe qui sort d’une saison moyenne, en 36-46 (pas de playoffs) et dont la vedette, Bill Walton, est victime de blessures récurrentes au pied gauche, ratant toute la saison. En plus de Chambers, un renouvellement de l’effectif s’opère: trois vétérans de la saison précédente, Gar HeardSidney Wicks et Henry Bibby (le père de Mike), annoncent leur retraite à la fin de la saison 1980-81. Il va côtoyer le père de Kobe, Joe « Jellybean » Bryant, « un abruti » selon Tom, Bryant étant du genre à bizuter sévèrement les rookies, comme son fils après lui.

Pour fêter son recrutement, le nouveau propriétaire Donald Sterling invite Tom au restaurant: sa carte bancaire est refusée. Cela donnera le ton d’une saison rookie catastrophique sur le plan collectif, avec le pire bilan à l’Ouest (17 victoires seulement), mais brillante à titre individuelle: 17 points – 7 rebonds de moyenne en 33 minutes, 52% de réussite aux tirs, et 81 matchs disputés, les trois-quarts comme titulaires. Avec Jerome Whitehead et Swen Nater sur le poste de pivot, Silas décale Chambers en ailier fort.

En 1982, Tommy Gun est rookie chez les Clippers. Crédit : Focus on Sport Getty Images

D’un point de vue organisationnel, Chambers parle d’un « véritable cirque » : les joueurs se voient refusé l’accès aux hôtels car Sterling ne paie pas les nuits. Ils doivent également écrire tout au long de la saison au syndicat des joueurs afin qu’ils fassent pression auprès du propriétaire pour obtenir leurs salaires.

Après cette première saison compliquée, les Clippers obtiennent le second choix de la draft 1982, futur rookie de l’année, Terry Cummings, un concurrent direct sur le poste 4 pour Chambers, qui confirme malgré tout sa très bonne première année, maintenant des statistiques similaires pour cette deuxième année dans l’élite. Walton rejoue quelques matchs, et avec l’apport de Cummings, devenu leader de l’équipe dès son arrivée, les Clippers gagnent 8 matchs de plus que l’année précédente. Bilan médiocre malgré tout : San Diego décide de miser sur Cummings plutôt que Chambers, qui se retrouve sans grande surprise transféré à l’été 83 aux SuperSonics de Seattle, avec Al Wood, contre James DonaldsonGreg Kelser et un premier tour de draft (qui s’avérera être un futur Sonics, Michael Cage). Chambers est déçu car il aurait aimé rester à San Diego, mais va très vite gagner au change.

1983-1988 : L’explosion SuperSonics

À Seattle, il trouve un cadre très différent de celui de San Diego. Les Sonics avaient remporté 52 et 48 matches au cours des deux dernières saisons et, bien qu’ils n’aient pas eu beaucoup de succès en playoffs, ils étaient considérés comme l’une des meilleurs équipes à l’Ouest, conservant certains éléments du titre de 1979 (Gus WilliamsJack Sikma et Fred Brown), ainsi que l’explosif David Thompson (il jouera les 19 derniers matches d’une carrière interrompue prématurément par ses problèmes de drogue en 1983-1984). Chambers retrouve son ancien coéquipier à la fac, Danny Vranes, désormais poste 3 et titulaire, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de la ligue.

Avec Sikma en pivot, Chambers est alternativement titulaire au poste de quatre aux côtés de Reggie King, et tourne à 18 points par matchs avec 6,5 rebonds pour cette troisième saison NBA. L’équipe, cependant, ne répond pas aux attentes: après une saison régulière en dents de scie (42-40), Seattle s’incline au 1er tour des playoffs face à Dallas (3-2), perdant le match couperet 105 à 104 en prolongation, face à un Rolando Blackman des grands soirs (29 points, 8 rebonds et 8 passes décisives).

Si Lenny Wilkens conserve son poste d’entraîneur, Seattle apporte du changement pour la saison 1984-85, et transfère Gus Williams aux Bullets, laissant à Chambers les clefs de l’attaque, qui dépasse les 21 points par matchs. Mais collectivement, le bilan est faible, avec seulement 31 victoires : Seattle rate les playoffs, Wilkens est débarqué.

T.C. en 1989 avec Xavier McDaniel et Dale Ellis, une attaque de feu. Crédit : Getty Images

C’est Bernie Bickerstaff qui prend la relève, poste qu’il occupera jusqu’en 1990. Mais la saison 1985-86 est dans la lignée de la précédente, sans playoffs, malgré le renfort du rookie Xavier McDaniel, performant d’emblée, et d’un Chambers meilleur marqueur et rebondeur de l’équipe.

Lors de la pré-saison 1986, les Sonics vont effectuer un mouvement qui aura un impact plus important que prévu: ils échangent Al Wood à Dallas contre Dale Ellis, ne jouant pas assez avec les Mavs, bloqué par Mark Aguirre. Désormais titulaire à Seattle, Ellis explose devient l’un des meilleurs shooteurs de la ligue, terminant MIP (meilleur progression) en fin de saison. Avec McDaniel et Chambers, les Sonics ont trois joueurs marquant plus de 23 points par matchs, Tom devient All-Star pour la première fois de sa carrière, et devient même capitaine de l’équipe après le transfert de Jack Sikma aux Bucks au début de la saison (ce qui lui donnera le droit de parler aux arbitres, seul le capitaine y était autorisé à l’époque).

MVP du All-Star Game 1987

Ralph Sampson blessé, Pat Riley donne à Chambers l’exposition suprême en le mettant titulaire aux côtés de Magic, Worthy, Olajuwon et Alvin Robertson. Pour l’Est, K.C. Jones aligne Bird, Jordan, Dominique Wilkins, Julius Erving et Moses Malone.

T.C. est désigné MVP du All-Star Game 1987. Crédit : Getty Images

Si Chambers est une star à Seattle et joue sa sixième saison en NBA, il souffre d’un net déficit d’image, et pour cause : les Sonics ne passent jamais à la télévision nationale, et encore moins les Clippers. La couverture médiatique de la ligue des années 80 se résume à de la presse écrite et à la diffusion des équipes en vogues. Avec le All-Star Game basé cette année à Seattle, son équipe, les téléspectateurs découvrent ce grand gaillard de 208cm, qui dunk, tirs à 3 points et prend le jeu à son compte, finissant avec 34 points en 29 minutes, pour une victoire en prolongation de l’Ouest. Il reçoit le trophée de meilleur joueur du match, et participe également au concours de dunks, une cuvée avec Jordan, Drexler, Ron Harper, Gerald Wilkins, Johnny Dawkins, Terence Stansbury et Jerome Kersey (concours remporté par MJ).

Stansbury, Dawkins, Harper, Drexler, Chambers, Jordan, Kersey et Wilkins : la line-up du concours de dunk 1987. Crédit : Andrew D. Bernstein NBAE via Getty Images

Dans la foulée de ce trophée, Chambers va justifier son nouveau statut, aux côtés d’un excellent Dale Ellis : pour ces playoffs 87, Seattle est qualifié de justesse, à la septième place. Mais le parcours est inespéré, éliminant Dallas au premier tour, puis les Rockets, pour perdre sèchement contre les Lakers, futurs champions. Pour sa deuxième campagne de playoff, Chambers, désormais deuxième arme offensive derrière Ellis, confirme les attentes.

En 1987-88, Seattle conserve son noyau dur, Ellis / Chambers / McDaniel, toujours autant porté sur l’attaque, moins sur la défense. Mais ce coup-ci, pas de surprise en playoff, élimination au premier tour face à Denver.

1988-1993 : Les années Suns

En fin de contrat à Seattle, Chambers opte pour l’Arizona et les Suns, sous l’insistance du propriétaire Jerry Colangelo et du coach Cotton Fitzsimmons (et d’un salaire multiplié par deux), devenant le premier unrestricted free agent de la ligue, c’est à dire un joueur libre (sans contrat) pouvant signer dans l’équipe de son choix.

Phoenix est une équipe jeune, sortant d’une saison sans playoff, et Fitzsimmons, fraîchement nommé entraîneur, veut faire de Tom son leader offensif, autour de Kevin JohnsonJeff HornacekDan MajerleEddie Johnson et Armen Gilliam. L’équipe est transformé (55 victoires), Chambers retrouve le All-Star Game (il sera All-Star lors de ses trois premières années aux Suns) et atteint la finale de la conférence, après avoir sweepé Denver et éliminé Golden State 4-1. Face à des Lakers injouables, fin de la récréation : 0-4.

C’est dans cette première saison à Phoenix qu’on lui doit ce dunk mémorable, en janvier 89, face au new-yorkais Mark Jackson. Incontestablement son action la plus connue, elle n’est pas pour autant son action préférée : il cite comme étant ce dunk main gauche son favori, devant un excellent contreur de l’époque, Roy Hinson, et classe même son dunk renversé face aux Celtics en deuxième position.

Chambers a trente ans, et est sélectionné pour la première fois dans la All-NBA 2nd team, avec son coéquipier Kevin Johnson, Chris Mullin, John Stockton et Patrick Ewing.

En 1989-90, pour sa deuxième année à Phoenix, il devient le quatrième meilleur marqueur de la ligue (27 points), marquant les esprits avec une performance dantesque face à Seattle, établissant avec ses 60 points un record de franchise (battu en 2017 par Devin Booker). Les Suns confirment avec une nouvelle apparition en finale de conférence, perdue cette fois-ci 4-2 face à Portland.

T.C. en 1990 avec les Suns. Crédit : Tim DeFrisco Getty Images

Contre-coup d’une deuxième défaite aux portes des finales NBA ? Toujours est-il que l’exercice 1990-91 démarre mollement (8-7), et Phoenix décide d’envoyer le vieillissant Eddie Johnson contre l’ancien coéquipier de Chambers, le X-Man McDaniel. L’embellie est notable, 55 matchs gagnés, mais le Jazz sort les Suns au premier tour des playoffs (3-1), Karl Malone prenant totalement le dessus sur Chambers, ainsi que John Stockton sur Kevin Johnson. Seul Hornacek sort une série honorable pour Phoenix.

L’année suivante, 1991-92, marque un léger déclin pour Chambers, désormais âgé de 32 ans et seul vétéran de l’équipe (avec Kurt Rambis, peu utilisé). Toujours titulaire et en 16 points 6 rebonds, il ne sera à partir de cette saison plus All-Star, et n’est que le cinquième temps de jeu des Suns. L’équipe reste compétitive et après une solide saison régulière, sweep San Antonio (privé de David Robinson, blessé), mais perd de nouveau face à Portland, en demi-finale cette fois.

T.C. au duel face à Jordan lors du match 2 des finales 1993. Crédit : Getty Images

En 1992-93, Phoenix réalise l’un des transferts les plus célèbres de la ligue : Charles Barkley, star des 76ers et futur MVP de la saison, arrive en Arizona contre HornacekTim Perry et Andrew Lang

Paul Westphal est nommé entraîneur et fait de Chambers un sixième homme de luxe. Le transfert n’est clairement pas une bonne nouvelle pour Tommy Gun, qui en plus de perdre sa place de titulaire, perd un de ses coéquipiers préférés avec le départ d’Hornacek. Mais Phoenix réalise la meilleure saison de son histoire pour l’époque (62 victoires), et atteint les finales NBA, perdues 4-2 face aux Bulls d’un Michael Jordan injouable.

1993-1995 : Utah Jazz, retour au bercail

Non renouvelé par Phoenix, Chambers, 34 ans, signe libre pour la saison 1993-94 dans son État natal, au Jazz d’Utah, devenant le remplaçant de Karl Malone, après avoir été celui de Sir Charles. À Utah, il retrouve l’artilleur Hornacek, qui arrivera de Philadelphie en février 94 contre Jeff Malone. Chambers joue 80 matchs avec 23 minutes de moyenne, apportant 11 points en sorti de banc. L’équipe vise le titre, mais échoue en finale de conférence face aux futurs champions, Houston.

S’il joue 81 matchs la saison 1994-95, Chambers ne passe plus que 15 minutes sur le terrain en moyenne. Avec l’arrivée combinée d’Antoine Carr et Adam KeefeJerry Sloan a davantage de solutions sur les rotations intérieurs, répartissant les minutes lorsque Malone et Felton Spencer viennent à être mis au repos sur le banc.

Chambers remplaçant au Jazz en 1995. Crédit : Getty Images

En avril 95, dans un match à domicile contre les Clippers, TC passe la barre symbolique des 20 000 points en carrière (sur une passe de John Stockton, à l’évidence), seulement une vingtaine de joueurs dans l’histoire de la ligue avait atteint ce cap à l’époque.

Mais le Jazz n’a pas de chance pour le premier tour, prenant le champion en titre Houston, métamorphosés au cours de la saison avec l’arrivée de Clyde Drexler, et se fait sortir 3-2, laissant filer les Rockets vers un back-to-back.

1995-96 : La parenthèse israélienne

Libéré par Utah une semaine avant le début de la saison, Chambers, sans piste sérieuse, ne se voit pas attendre février pour retrouver une équipe NBA. Sous les conseils de son agent, il accepte l’offre du Maccabi Tel-Aviv, leader incontesté du championnat israélien et jouant la Coupe d’Europe.

Chambers en 1996 avec le Maccabi-Tel-Aviv (source photo inconnue)

Meilleur marqueur de l’équipe, Chambers aide le Maccabi à réaliser une saison record de 22 victoires en 23 matchs, remportant (comme chaque année) le championnat national, mais sans atteindre le Final Four en EuroLeague. S’il juge le niveau du basket-ball relativement faible, Chambers appréciera tous les à-côtés de cette expérience outre-Atlantique. Ce titre de champion d’Israël est le seul titre de son palmarès collectif.

1996-98 : La fin de carrière

Pour la reprise 1996-97, Chambers n’a pas d’équipe. Il lui faudra attendre fin janvier 97 pour signer aux Hornets de Glen RiceVlade Divac et Anthony Mason. Mais à 37 ans, le niveau de T.C n’est plus au rendez-vous, il ne joue que 12 matchs et n’est pas sollicité pour la (courte) campagne de playoff de Charlotte, sweepé au premier tour par Chicago.

1997-1998 serait la dernière saison de Chambers en tant que professionnel. Une fin assez particulière : en août 1997, il est signé par les Suns, mais avant même de pouvoir disputer la moindre minute, est envoyé à Philadelphie, contre le slovène Marko Milič.

Avec ces Sixers d’Allen Iverson, il n’a joué qu’un match : 6 points en 10 minutes dans une défaite contre Cleveland. Quelques semaines plus tard, il annonce sa retraite après 16 saisons dans la ligue. Larry Brown lui propose de rejoindre son staff. Chambers, trop acclimaté au climat de l’Arizona, décline, et devient ambassadeur pour les Suns, poste qu’il conserve toujours actuellement.

Trop court pour le Hall of Fame ?

Dans la liste des joueurs ayant dépassé les 20 000 points en carrière (une cinquantaine de cas), seul Tom Chambers n’est pas au Hall of Fame (je ne compte pas les joueurs encore en activité, ou trop jeune retraité, n’étant pas encore éligible comme Carmello Anthony ou LaMarcus Aldridge).

Pour le journaliste Bill Simmons, T.C est l’exemple typique du joueur naviguant dans l’entre-deux « excellent joueur » et « calibre hall-of-famer ». Une liste que partage visiblement son ancien coéquipier aux Suns Kevin Johnson, mais également Mark PriceShawn Kemp ou encore Bill Laimbeer.

Chambers était-il moins fort que Chris Webber? Probablement pas. A t-il fait une moins bonne carrière ? Non plus. Et pourtant, Webber a son rond de serviette à la table de l’élite, Chambers non.

Victime de sa mauvaise relation avec la presse?

Il est de notoriété publique que T.C a eu durant sa carrière une relation compliquée avec la presse. En 1987, par l’intermédiaire de son journaliste Jack McCollum (notamment auteur de l’excellent livre Dream Team), Sports Illustrated sort un papier en demi-teinte sur le dunkeur de l’Utah. McCollum considère Chambers comme « pétulant et égoïste ». Steve Kelly du Seattle Times sera très critique de son jeu malgré son statut de All-Star aux Sonics.

Je mesure 208cm, je peux courir, sauter, tirer à 3 points et dunker. Nous sommes peu nombreux dans ce cas. 

Ce commentaire de T.C après le All-Star Game 87 sera mal perçu par la presse, même si le fond est difficilement niable : il n’était pas commun pour un poste 4 des années 80 d’être fort à la fois près du cercle tout en ayant la capacité d’écarter le jeu en développant un tir extérieur. Dans l’attitude, on voit en lui un Ralph Sampson-bis : râleur auprès des arbitres, tout en cherchant les coups.

Chambers analyste pour le compte de la télévision des Phoenix Suns, 2018. Crédit : Barry Gossage/NBAE via Getty Images

Depuis sa retraite sportive en 1998, Chambers vit à Scottsdale, Arizona, et occupe un poste d’ambassadeur pour les Suns, franchise où il a passé 5 saisons (autant à Seattle), et où son maillot numéro 24 est retiré depuis 2001, aux côtés de ceux d’anciens coéquipiers comme Kevin Johnson (#7), Dan Majerle (#9), Charles Barkley (#34) ainsi que de son entraîneur et ancienne vedette locale Paul Westphal (#44).

Distinctions :

4× NBA All-Star
2× All-NBA
MVP du All-Star Game 1987

Une réponse à « Tom Chambers, Slam & Mullet »

  1. Le dossier Hall Of Fame est effectivement à ouvrir compte tenu des jurisprudences citées 🏀

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