
L’album commence avec une page récapitulative de la saison passée, classement de saison régulière et tableau complet des playoffs, suivie d’une table des matières, et on attaque direct avec les fiches équipes et donc les vignettes à coller. Je ne vais pas présenter chaque équipe, juste celle où j’avais une petite remarque en tête, et partager les photos de cette NBA d’il y a 34 ans.
Point important : nous sommes bien avant l’ère de l’information connectée, le livret a été édité début juillet 90, si bien que beaucoup de page équipe ne sont pas à jour, la fenêtre des transferts courant encore sur plusieurs semaines avant le début de la saison en novembre.
Les rookies n’ont pas de sticker. Pour rappel, la draft 1990 est celle Derrick Coleman, Gary Payton, Elden Campbell, Cedric Ceballos, Tyrone Hill ou Antonio Davis.
Conférence Ouest

Ça sera la dernière saison de Magic avant sa première retraite, et la première fois en dix ans que les Lakers ne glaneront pas la première place de leur division (Pacific), devancés par Portland, les vice-champions. Ils gagneront tout de même la finale de conférence face à ces mêmes Trail Blazers, pour atteindre une dernière fois les finales NBA avant le renouveau Shaq / Kobe / Zen Master quelques années plus tard. Sam Perkins et Terry Teagle seront les grosses recrues de l’été.
Magic sera deuxième au vote MVP, et Worthy All-NBA 3rd Team.

Bien vilaine saison que celle de ces Kings 91, avec seulement 25 victoires. Une année qui, de son propre aveu, aura coûté une dépression à ce bon Bill Wennington. Mais ce qui est notable, ce sont surtout ces 40 défaites en 41 matchs à l’extérieur !
La seule victoire des Kings à l’extérieur a eu lieu le 21 novembre 1990, 87-82 contre d’autres cancres, les Bullets. Les Kings n’ont pas réussi à remporter un autre match à l’extérieur jusqu’au 22 novembre 91, ce qui signifie qu’ils sont restés une année entière sans gagner en dehors de Sacramento. Wayman Tisdale ne jouera que 33 matchs à cause d’une blessure au pied.
Le bilan total est « sauvé » par les matchs à domicile, 24 victoires 17 défaites, et un très bon taux de remplissage de l’Arco Arena (le cinquième de la Ligue).
Le rookie Lionel Simmons, titulaire au poste d’ailier, sera élu dans la All-Rookie 1st Team, et son coéquipier au poste de meneur, la comète Travis Mays, dans la All-Rookie 2nd Team (sa seule saison digne de ce nom en NBA).

Deuxième saison pour l’Amiral Robinson, 25 ans, troisième au vote MVP et deuxième pour le titre de meilleur défenseur. L’effectif est tout de même très solide et San Antonio (coaché par Larry Brown) réalise une belle saison régulière (55 victoires), malgré les pépins physiques de Rod Strickland et Terry Cummings.
Mais en playoffs, catastrophe : élimination dès le premier tour par les Warriors du Run TMC, 3-1, le septième de l’Ouest renversant le deuxième.

Il faut s’attarder sur ces Nuggets 90-91. Pire équipe de l’année (20 petites victoires), mais meilleure attaque avec près de 120 points marqués par rencontres et huit joueurs à + de 10 points de moyenne. Côté défense évidemment … près de 131 pions encaissés par match, soit 16 de + (!) que la deuxième pire défense, celle des Warriors. Ils n’ont pas réussi à tenir un seul adversaire à moins de 100 points de toute l’année.
Le rookie Mahmoud Abdul-Rauf (remplaçant de Michael Adams) terminera dans la All-Rookie 2nd Team.

Troisième saison de rang à plus de 50 victoires pour les hommes de Cotton Fitzsimmons. Mais les Suns se feront surclasser par Utah dès le premier tour des playoffs dans une série honteuse où seul Hornacek sera au niveau.
Tom Chambers et Kevin Johnson seront All-Star (et All-NBA 2nd Team pour KJ), tandis que Dan Majerle sera All-Defensive 2nd Team et deuxième au vote de meilleur sixième homme, perdant d’une voix au profit du Pacer Detlef Schrempf.

La recrue phare de l’intersaison sera Kenny Smith, installé d’emblée titulaire à la mène et qui fera sa meilleur saison en carrière, donnant ce fait cocasse : il recevra + de points au vote du MVP que son co-équipier Olajuwon !
Hakeem sera tout de même All-NBA 3rd Team et dans la All-Defensive 2nd Team. Le sixième homme de ces Rockets est Larry Mr.Mean Smith dont j’avais dressé le portrait ici-même.
Une saison marquée par 25 matchs manqués par The Dream en raison d’une fracture osseuse à l’œil droit, et pour la première fois de sa carrière, année rookie comprise, il ne sera pas All-Star. Une année décevante pour les Rockets, sixième à l’Ouest et sweepés dès le premier tour des playoffs par les Lakers.
C’est la dernière année où on lira Akeem sans le H, car en mars 91 Olajuwon fera sa demande pour que l’on orthographie correctement son prénom :
I’m not changing the spelling of my name, I’m correcting it.
Double-page centrale

La double-page centrale présente les cinq majeurs par conférence du précédent All-Star Game 90 : une nette victoire de l’Est, Magic avait été élu MVP malgré la défaite.
Lors de cette saison 1990-91, le ASG se disputera à Charlotte et verra une nouvelle victoire de l’Est, Charles Barkley est élu MVP de la rencontre, même si Kevin Johnson était à deux doigts de planter le game-winner à 3 points, mais une interférence incompréhensible de son coéquipier Karl Malone annulera le probable panier :
C’est Dee Brown qui raflera le concours de dunk, aux dépens de Shawn Kemp, et Craig Hodges le concours de tirs à 3 points, on en reparle plus en détail sur la fiche équipe des Bulls.
Conférence Est

On repart sur les fiches équipes avec cette fois la conférence Est et New York : l’appellation complète Knickerbockers était encore d’usage dans certaines communications officielles. Une saison plus que médiocre où deux entraineurs se succèderont (Stu Jackson puis John MacLeod), avec un bilan négatif (39 victoires), dernier qualifié à l’Est pour les playoffs, avec un sweep 3-0 par Chicago au premier tour et une branlée monumentale lors du premier match (126-85). Ewing sera tout de même All-NBA 2nd Team.
Trent Tucker n’est pas en vignette (huitième temps de jeu des Knicks, devancé par Gerald Wilkins et John Starks sur le poste d’arrière), mais il verra une règle à son nom adoptée cette saison là : la Trent Tucker Rule, qui interdit tout tir classique (hors tip-in) si le ballon est mis en jeu avec moins de 0,3 seconde au chrono. La saison précédente, Tucker avait mis un game winner lors d’une victoire des Knicks 109-106 face aux Bulls, alors qu’il ne restait que 0,1 seconde à l’horloge.

Pas de three-peat pour les Pistons. Après une saison régulière correcte à 50 victoires, troisième bilan à l’Est derrière Chicago et Boston, et ce malgré une grosse blessure au poignet d’Isiah Thomas (48 matchs joués), Detroit échouera en finale de conférence lors de ce fameux 4-0 infligés par des Bulls revanchards, après avoir pourtant éliminés Atlanta et surtout Boston aux tours précédents.
Rodman sera largement élu Defensive Player of the Year. Dumars finira dans la All-NBA 3rd Team et la All-Defensive 2nd Team.

(Orlando était dans la conférence Ouest cette saison-là, intégré dans la division Midwest pour une saison avant de retourner à l’Est l’année suivante. Charlotte a connu une situation similaire lors de la saison 1989-90. Par habitude je les place tout de même ici dans la partie Est.)
Le Magic, pour sa deuxième année d’existence fera une belle progression, toujours sous les ordres de Matt Guokas, passant de 18 victoires en 89-90 à 31 victoires pour cette saison.
Jerry Reynolds fera sa meilleur saison en carrière, en sorti de banc. Manque en vignette la raquette titulaire, Greg Kite – Jeff Turner.
Scott Skiles fera cette saison là ses fameuses 30 passes décisives (en plus de ses 22 points) , le 30 décembre 90 face aux souffre-douleurs Nuggets et leur défense en porte de saloon, dans une victoire écrasante 155-116. Skiles terminera meilleur progression de l’année, pour sa meilleur saison en carrière, (17 points – 8,4 passes – 41% à 3 points).
Le rookie Dennis Scott sera dans la All-Rookie 1st Team.

Chicago a commencé la saison avec trois défaites. Cela semble anodin, mais c’est un moment crucial : sur les 629 matchs suivants, incluant saison régulière et playoffs, Michael Jordan n’a jamais subi plus de deux défaites consécutives.
Il sera évidemment élu MVP (et All-Defensive 1st Team) à la fin de l’exercice, largement devant Magic, cette saison régulière 1990-91 étant l’une de ses plus belles en carrière.
Chicago est champion en survolant les playoffs, ne lâchant que deux petits matchs, un contre les 76ers en demi-finale de conférence et un autre en finale contre Los Angeles.
Un petit mot sur la gâchette Craig Hodges qui fera sensation lors du All-Star Weekend avec 19 tirs marqués à la suite pendant le concours de tirs à 3 points, remportant le titre pour la seconde fois d’affilée.

Année maudite pour les Cavaliers de Lenny Wilkens : déchirure des ligaments croisés du genou gauche pour Price, qui ne jouera que 16 rencontres. C’est Darnell Valentine, agent libre signé en catastrophe en décembre, qui fera la saison au poste de meneur. Hot Rod Williams ratera lui la moitié de la saison pour une blessure au pied.
Brad Daugherty sera All-Star pour la troisième fois de sa carrière, dans une saison sans playoff à Cleveland.

Troisième année NBA pour le Heat de Miami. Un bilan en progression pour l’équipe avec la plus jeune moyenne d’âge de la ligue (24 victoires), mais lorsque le go-to guy de l’équipe est ton meneur sophomore Sherman Douglas, (18,5 points et 8,5 passes de moyenne, sa meilleur saison statistique en carrière), difficile de faire beaucoup plus. Seikaly et Rice confirmeront leur bon début de carrière.
L’ailier rookie Willie Burton sera élu dans la All-Rookie 2nd Team.



On voit sur cette quatrième de couv’ la présence de Darrell Walker pour le Good Hands Award, un trophée qui n’existe plus depuis 1990 :
Un article du Washington Post explique que l’attribution de ce titre purement statistique était calculé en faveur du joueur avec le meilleur ratio rebonds + passes décisives + interceptions / ballons perdus. C’est John Stockton qui avait remporté les deux éditions précédentes, 1988 et 1989.
On a fait le tour de cet album, je n’ai pas intégré toutes les photos d’équipes mais si certaines vous intéressent précisément, je peux vous les envoyer en message direct avec plaisir.
On peut reprocher l’absence de vignette et même de simple mention pour les entraîneurs (les logos n’ont pas leurs vignettes non plus mais sont présents, intégrés au livret), et certains textes difficilement lisibles, en premier lieu sur la double page consacrée au All-Star Game de la saison précédente.
Le livret est en papier léger, fin, couverture et dos compris, ce qui rend l’ensemble fragile et difficile à ne pas écorner.
Autre léger reproche : seulement six joueurs par équipes, c’est peu, car même si les rotations étaient bien plus courtes que de nos jours, il manque tout de même plusieurs role player majeurs de cette saison : Brian Shaw aux Celtics, Dan Schayes aux Bucks, Larry Smith à Houston etc… Jon Koncak, pivot titulaire des Hawks, n’a pas le droit non plus à son sticker! Le plus surprenant je trouve est l’absence de Kiki Vandeweghe aux Knicks, ailier vétéran mais titulaire, culminant à plus de 16 points par match. Tout cela pour dire qu’un septième larron par page d’équipe n’aurait pas été de trop.





Laisser un commentaire