La couverture du livret : la NBA, orpheline de His Airness pour la deuxième année consécutive, avait malgré tout de sacrés morceaux à mettre en avant : 55 sélections All-Star cumulées sur une seule photo. Le livret coûtait 6 francs, soit l’équivalent de 2 € en 2025

Dans la lignée du précédent article sur le livret Panini de la saison 1990-91, on enchaîne cette fois avec la mouture 1994-95.

À la différence de celui de 1990, dont le tirage était bouclé au 1er juillet 90, Panini a pu cette fois éditer son album plus tardivement, au 1er septembre 94 précisément, donnant des effectifs un peu plus à jour.

Autre différence notable : le nombre de joueurs présentés par équipe passe de 6 à 8, les fiches équipes étant désormais étalées sur une double page.

Manque toujours à l’appel la simple mention des entraîneurs, et à la différence de l’album de 90, les logos d’équipes ne sont même pas présentés. Comme pour l’article précédent, je ne vais pas présenter équipe par équipe, juste certaine où j’avais une ou deux petites remarques à faire.

Plusieurs lots de pochettes (photo prise sur eBay). En France, la société FRANCE-IMAGES, basée près de Nice, en était le diffuseur exclusif. La pochette de 6 vignettes coûtait 2,50 francs en 1994, soit environ 1 € aujourd’hui en tenant compte de l’inflation.

Les rookies n’ont pas leur sticker, comme c’est habituellement le cas. Nous sommes en 1994, année de la draft de Glenn Robinson, Jason Kidd et Grant Hill, sélectionnés en première, deuxième et troisième position. Cette cuvée comprend également Juwan Howard, Eddie Jones, Donyell Marshall, Charlie Ward ou encore Jalen Rose.

Le livret commence avec cette annonce : nous sommes à un an de l’arrivée des deux nouvelles franchises canadiennes via la draft d’expansion, et leurs logos très « discutés » à l’époque. Rappel chronologique : le film Jurassic Park sortait sur les écrans quelques mois plus tôt.

Conférence Est

Horace Grant est l’ajout majeur de l’intersaison pour le Magic

Honneur aux futurs finalistes de cet exercice 94-95 avec le Magic d’Orlando. Première des quatre dernières franchises d’expansion de la fin des années 80 à atteindre les Finales NBA, malgré un sweep aux allures de faux-semblants infligé par les Rockets.

Meilleure attaque de la ligue, Orlando termine premier à l’Est avec 57 victoires, devant les Knicks. L’entraîneur Brian Hill sera honoré lors du All-Star Game en prenant place sur le banc de sa conférence.

Une équipe bâtie sur de bons choix de draft au fils des ans : Orlando a successivement obtenu Nick Anderson, Dennis Scott, Shaquille O’Neal puis Penny Hardaway (indirectement). Ces quatre réussites en cinq ans (seul raté en 1991 avec Brian Williams, futur Bison Dele) forment 80 % du cinq majeur finaliste de 1995.

Ajoutez à cela une tripotée de role player connaissant leur partition sur le bout des doigts : Brian Shaw, signé libre durant l’été après un bon passage au Heat, Jeff Turner, fidèle au poste depuis le tout premier match de la franchise, et Donald Royal, titularisé au poste d’ailier, une première et unique fois dans sa carrière.

Sophomore, Penny Hardaway devient déjà All-Star et est élu dans le meilleur cinq de la saison. Le Shaq, meilleur marqueur de la ligue, qui est lui dans sa troisième saison NBA, termine deuxième au vote MVP. Dennis Scott sera dans la course pour le titre de meilleur sixième homme, recevant quelques voix, et Horace Grant est élu dans la deuxième meilleur équipe défensive de la saison.

Pas de playoffs pour ces Bucks de Mike Dunleavy, mais un bilan (34 victoires) en nette progression avec le rookie Glenn Robinson et la confirmation Vin Baker.

Après un exercice 93-94 calamiteux (20 victoires), les Bucks obtiennent le premier choix de la draft 1994 et prennent l’ailier vedette de Purdue, Glenn Robinson. Une très bonne saison statistique pour le Big Dog, meilleur marqueur de sa cuvée, mais plus compliquée sur le plan relationnel.

À l’époque, sans échelle salariale ni contrats max, les rookies négociaient librement. Robinson et son agent se sont mis en tête de décrocher le plus gros contrat jamais donné à un premier année, en boycottant le camp d’entraînement et la présaison. D’entrée de jeu, ses rapports avec la franchise et les médias sont devenus catas. Il jouera tout de même 80 matchs au final, jouant 37 minutes de moyenne pour 22 points par matchs, et termine troisième au vote du R.O.Y., derrière les coleaders Grant Hill et J-Kidd.

Sophomore, Vin Baker est élu All-Star avec une saison en double-double, 82 matchs joués et 41 minutes passées sur le parquet en moyenne, des volumes à faire pâlir les frangipanes actuelles, mis au repos pour un point de côté.

Dominique Wilkins, 35 ans, arrive à la surprise générale en provenance des Clippers, Pervis Ellison signe libre après quatre ans aux Bullets

Les Celtics attaquent la saison 1994-95 orphelins de Robert Parish, en place depuis 1979, mais parti aux Hornets en tant qu’agent libre durant l’intersaison. C’est aussi leur dernière année au Boston Garden, avec quelques matchs disputés au Hartford Civic Center.

Après une saison sans playoffs, Boston mise sur le pivot de UNC, Eric Montross, sélectionné en 9e position de la draft. Propulsé titulaire dès ses débuts (Dino Rađa évoluant alors au poste d’ailier fort), il réalise la meilleure saison de sa carrière avec 10 points et 7 rebonds de moyenne, ce qui est très léger dans une ère où les pivots adverses sont le Shaq, Ewing, Mourning et compagnie.

Dominique Wilkins accuse sérieusement le poids des années, voyant ses statistiques chuter drastiquement, au grand regret des fans des Celtics, ne comprenant toujours pas cette signature. Tout ça pour partir au bout d’un an en Grèce, tout comme son coéquipier Xavier McDaniel.

Malgré un bilan négatif (35 victoires), Boston accroche la dernière place qualificative pour les playoffs mais ne fait pas illusion face à Orlando au premier tour, encaissant notamment une vilaine branlée lors du match 1 (124-77). Après cinq saisons à la tête de l’équipe, Chris Ford est limogé par le directeur sportif M.L. Carr, qui prend lui-même sa place.

Les recrues seront Sleepy Floyd, Sean Higgins et Chris Childs

Saison galère pour New Jersey, avec une cascade de blessures. Le rookie nigérian Yinka Dare, 14e choix de la draft 1994, se blesse au genou dès ses débuts et ne joue qu’un seul match. Le cinq majeur est chamboulé toute la saison : star de l’équipe, Derrick Coleman manque 26 matchs à cause d’une blessure au poignet, bien remplacé par un solide Armen Gilliam. L’arrière Kevin Edwards se rompt le tendon d’Achille après 14 matchs et est remplacé par Rex Walters. Benoit Benjamin, gêné par des douleurs au dos, manque plus de 20 rencontres.

L’ancien meneur Butch Beard, champion avec les Warriors en 1975, prend les rênes de l’équipe après le bref passage de Chuck Daly. Pour sa première expérience en tant qu’entraîneur principal, il jettera l’éponge dès l’année suivante, probablement épuisé par les ingérables Derrick Coleman et Kenny Anderson. Les Nets échoueront à décrocher les playoffs (30 victoires), malgré trois années de présence successives.

On ne change pas une équipe qui a (presque) gagnée : le New York de Pat Riley fait confiance au même effectif finaliste quelques semaines plus tôt pour attaquer cette saison 94-95.

Les deux rookies, Monty Williams et Charlie Ward, ne joueront que très peu pour cause de blessure. Seule signature notable de l’intersaison, l’arrière prometteur Doug Christie ratera la quasi totalité de l’exercice, lui aussi blessé.

C’est donc la vieille garde qui doit faire le boulot, New York a l’effectif le plus âgé de la ligue après celui du Jazz. Mission réussie en saison régulière avec une défense de fer et le deuxième meilleur bilan à l’Est avec 55 victoires.

Hormis les trois petits nouveaux précités, le groupe est globalement épargné par les blessures, à l’exception de Charles Oakley, blessé à un orteil et ratant 32 matchs mais disponible à temps pour les playoffs.

Tapés dans une série folle par les Pacers en demi-finale de conférence, avec un Ewing qui activera de nouveau le mode Casper comme face à Olajuwon un an plus tôt, les Knicks verront leur entraîneur gominé filer à l’anglaise à l’intersaison pour rejoindre la Floride et le Miami Heat.

Anthony Mason est élu meilleur sixième homme de l’année, et Pat Ewing connaitra sa neuvième sélection All-Star.

Le « check it out! » de la page nous donne cette info capitale : Will Perdue a la plus grande pointure de toute la ligue (du 56). Ron Harper et Jud Buechler sont les signatures de l’intersaison.

Première saison dans leur nouvelle salle du United Center, Chicago peine en régulière, avec un bilan négatif lors du All-Star Weekend (23-25). L’annonce du retour de Jordan boostera les troupes, et les Bulls terminent sur 13 victoires en 17 rencontres avec His Airness sur le parquet.

Pas d’avantage du terrain pour les playoffs avec une cinquième place à l’Est, mais le premier tour se passe sans encombre face aux Hornets (3-1). Fin de parcours au tour suivant face au Magic (4-2) dans une série bien connue de tous.

Scottie Pippen termine l’année meilleur marqueur, passeur, rebondeur, contreur et intercepteur de l’équipe, une première en NBA depuis Dave Cowens ! Il est aussi All-NBA First Team, et deuxième au vote de DPOY derrière Mutombo.

La particularité de ce Chicago 94-95 (outre le retour surprise de Jordan), c’est qu’il s’agit de la seule saison de l’ère Phil Jackson où les Bulls n’ont pas d’ailier fort attitré. Une année de transition sur ce poste, avec la perte d’Horace Grant, parti à Orlando, tandis que Dennis Rodman n’arrivera lui que l’été suivant. Chicago tourne donc partiellement avec plusieurs joueurs de seconds calibres jamais vraiment installés (Corie Blount, Dickey Simpkins, Larry Krystkowiak, Greg Foster) ou bien alors le plus souvent avec Toni Kukoč sur un poste un peu hybride, en complément de Pippen.

Conférence Ouest

Les champions en titre. Manque évidemment la vignette du facteur X Clyde Drexler sur le titre 95, arrivé en février en provenance de Portland contre Otis Thorpe. Le tandem Olajuwon / Drexler de l’époque des Cougars de Houston en NCAA est reformé, douze ans après. Les deux seront All-NBA Third Team en fin de saison.

Les champions. Une saison à deux visages pour Houston. Saison régulière médiocre et parcours de playoffs de haute volée. L’arrivée de Drexler, 32 ans, en cours de saison y est pour beaucoup (pour son compte en banque également puisqu’il va en profiter pour sextupler son salaire).

Avec le back-to-back, les Rockets sont devenus l’équipe la moins bien classée de l’histoire à remporter le titre, après une saison régulière à 47 victoires synonyme de sixième place. Ils sont également la première équipe à avoir éliminé quatre adversaires ayant remporté 50 matchs ou plus sur leur run de playoffs (Utah, Phoenix, San Antonio et donc Orlando en finale). Seuls les Lakers en 2001 feront de même par la suite.

Ron Harper est transféré aux Bulls quelques jours après la clôture du livret. La « future star » Harold Ellis ne restera que deux ans en NBA avant de rejoindre la Grèce.

Merveilleuse saison de cancre que ces Clippers 94-95. Pire équipe de l’année (17 victoires), et un début de saison marqué par 16 défaites en autant de rencontres, le deuxième pire début d’année à l’époque.

Avec les départs combinés de Dominique Wilkins, Mark Jackson et Ron Harper, c’est Loy Vaught qui mène l’équipe, pour sa meilleur saison statistique en carrière, et seule petite satisfaction pour les hommes de Bill Fitch. Le rookie Lamond Murray (septième choix de la draft 94 et cousin de Tracy), fera bonne impression et jouera titulaire au poste d’ailier.

Le pivot Stanley Roberts se rompt le tendon d’Achille et ne jouera pas un match de la saison, et Elmore Spencer sur le même poste n’en jouera que 17 de plus. On verra donc Tony Massenburg dépanner en pivot et connaître son plus grand nombre de titularisation sur une saison (50), lui l’ailier fort de métier.

Blessures en cascades et manque global de talent, le combo parfait pour un tanking sur mesure. Résultat lors de la draft 95 : un deuxième choix (Antonio McDyess), de suite échangé à Denver contre un autre choix (Brent Barry) et Rodney Rogers.

Le flop Jay Humpries sera échangé à la mi-saison contre Blue Edwards, ancien du Jazz. Le grand absent de cette double-page est étonnamment Tom Chambers, remplaçant du Mailman. Le pivot Felton Spencer ne jouera que 34 matchs (blessé au tendon d’Achille), supplée par le vétéran James Donaldson (37 ans). Antoine Carr et Adam Keefe seront les signatures importantes durant l’été.

Si vous regardez précisément cette double-page du Jazz, on remarque que le dernier joueur présenté, et labelisé Future Star est un certain Luther Wright. L’ancien pivot de Seton Hall était le choix 18 de la draft précédente, mais ne jouera que 15 matchs avec Utah, et pour cause.

En janvier 94, la police le retrouve dans une aire de repos près de Salt Lake City, saccageant des poubelles et brisant des vitres de voiture. Diagnostiqué bipolaire, il quitte le Jazz après la saison et est interné en hôpital psychiatrique. Là ou je me demande s’il y a pas erreur (genre faute de frappe) dans l’article du NY Times qui explique tout ça, c’est qu’ il aurait continué à percevoir 153 000 dollars par an pendant 25 ans (!) de la part du Jazz. Très étonnant de la part de Panini de le mettre en avant alors qu’il n’avait joué que 15 matchs la saison précédente, ne montrant rien de particulier.

Pour revenir à la saison d’Utah en tant que telle : 60 victoires, le meilleur bilan de l’histoire de la franchise jusqu’alors (et une douzième qualification en playoffs d’affilée), mais une élimination au premier tour par le futur champion Houston, 3-2.

Une année record à titre individuel également : Stockton dépasse les 9921 passes décisives de Magic et devient le meilleur passeur all-time. De leur côté, Malone et Chambers atteignent la barre des 20 000 points en carrière. Stockton et Malone sont tous les deux All-Star et All-NBA First Team, et même All-Defensive 2nd Team pour Stockton.

À noter que l’ailier rookie Jamie Watson fera le concours de dunk cette saison là (et même la finale face à Harold Miner et Isaiah Rider), un joueur qui ne fera jamais carrière en NBA.

Exit James Worthy, dont la retraite sera annoncée juste avant le début de saison. Doug Christie est envoyé aux Knicks. La recrue phare est l’ancien Suns Cedric Ceballos.

De jeunes Lakers séduisant, entraînés par le lénifiant et grisonnant Del Harris (élu coach de l’année pour sa première saison à Los Angeles). Un cinq majeur prometteur où aucun joueur n’a plus de 26 ans : le sophomore Nick Van Exel, le rookie Eddie Jones (dixième choix de la draft et All-Rookie First Team), Cedric Ceballos, Elden Campbell et Vlade Divac.

Seul bémol, la blessure au pouce du leader statistique Ceballos lui faisant rater 24 matchs (voté All-Star pour l’unique fois de sa carrière, mais ne pourra pas honorer sa sélection, il sera remplacé par Mutombo). Une équipe d’attaque où le meilleur joueur sera finalement Vlade Divac pour sa meilleur saison en NBA (16 points 10 rebonds 4 passes et 2 contres sur 80 matchs en 35 minutes de moyennes).

Une saison régulière avec 48 victoires, rassurante après les deux derniers exercices avec des bilans négatifs, pour le cinquième bilan de l’Ouest, et un premier tour de playoff remporté grâce à un super Van Exel face à Seattle (3-1, après avoir perdu le premier match de 25 points). Série plus compliquée au tour suivant, face aux Spurs du MVP David Robinson, défaite en six matchs, sans regrets.

Comme vu juste plus haut, Ceballos est envoyé aux Lakers, et Oliver Miller à Detroit. Danny Manning, Wayman Tisdale et Danny Schayes seront les agents libres tardivement signés par Phoenix. Un recrutement ambitieux pour un candidat déclaré au titre.

La saison commence avec ce cancre de Richard Dumas, suspendu toute l’année passée, qui rate le dépistage anti-drogue de pré-saison : il est suspendu jusqu’en mars 95 par la NBA, et ne jouera que 15 matchs dans la saison, ses derniers avec Phoenix.

Une saison à 59 victoires pour les hommes de Paul Westphal, dont c’est la troisième année sur le banc des Suns. Un excellent bilan d’autant que les blessures ont pas mal ralentie l’équipe qui avait le meilleur bilan de la ligue en février lors du All-Star Weekend : Manning ratera près de la moitié de la saison ainsi que les playoffs suite au déchirement d’un ligament croisé du genou, et Kevin Johnson manquera 35 matchs mais sera lui sur pieds pour les playoffs.

Le premier tour est une formalité avec un 3-0 infligé à Portland, mais Phoenix chutera de peu face aux Rockets (4-3), malgré un septième et dernier match disputé à domicile et un Kevin Johnson en feu (46 points 10 passes). Le kiss of death de Mario Elie leur sera fatal.

Barkley et Majerle seront All-Star, (CB34 est élu dans la All-NBA 2nd Team et sixième au vote MVP), Wesley Person All-Rookie 2nd Team et Elliott Perry deuxième au vote de la meilleur progression (derrière Dana Barros).

Censé être le meneur titulaire, Michael Williams se blessera au talon et ne jouera qu’un seul match de l’année. Winston Garland, (le père de Darius) qui évoluait au Benetton Trévise, est signé en conséquence en octobre. Sean Rooks est l’autre signature importante, titulaire au poste de pivot.

On termine avec une équipe qui n’envoyait pas du rêve, les Timberwolves. 21 victoires, le deuxième plus mauvais bilan de l’année à égalité avec les Bullets, un bilan malgré tout en légère progression par rapport aux trois dernières saisons (54 victoires pour 192 défaites…). Avec cette saison 94-95, cela forme un triste record puisque Minnesota devient la première équipe de l’histoire à perdre 60 matchs ou plus durant quatre saisons consécutives.

C’est Bill Blair qui prend la suite de Sidney Lowe sur le banc pour sa première expérience en numéro un, après plusieurs saisons passées dans le staff de Washington pour l’essentiel.

Dès le mois de décembre, Minnesota échange son rookie Donyell Marshall (cinquième choix de la draft 94) à Washington contre Tom Gugliotta, qui s’avèrera être un très bon move par la suite.

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