En parfait quidam, humble suiveur de tous les baskets mais expert d’aucun, j’avais assisté au défilement d’informations autour des pérégrinations judiciaires du Limoges CSP en 2024. Sans doute que pour les suiveurs du club, beaucoup d’éléments de cette gestion calamiteuse étaient déjà connus. Mais pour un béotien comme moi, il y a de quoi tomber des nues page après page, avec ce premier livre du journaliste du Populaire du Centre, Matthieu Marot, qui suit le club depuis une douzaine d’années.
J’avais, comme tout le monde, lu et entendu. Une vidéo du toujours enrhumé Romain Molina, datant de mai 2023, m’avait d’abord alerté. Puis, un an plus tard, l’audience (parfaitement relayée par les médias plus traditionnels comme RMC) de Céline Forte et de son gendre face au gendarme financier de la DNCCG, avec les margoulineries exposées (entre autres, la fausse lettre d’engagement d’un investisseur congolais basé à Hong Kong).
Intuitivement, j’ai senti l’éternel coup de la rombière arriviste. Après tout, la vie n’est qu’un vaudeville aseptisé de quelques décennies. En refermant cet ouvrage, je dois reconnaître à Henri Poincaré et à sa science de l’intuition quelques vertus. Car le constat un peu bas du front du départ est finalement parfaitement conforté par la lecture de cette autopsie méthodique signée Matthieu Marot.
L’auteur choisit de ne pas prendre parti, en exposant uniquement les faits de manière clinique. Un détricotage en règle de la gestion du club champion d’Europe 1993 sur ses années récentes, celles qui ont suivi le décès de l’ancien joueur et président Frédéric Forte, le 31 décembre 2017. Ces seuls faits suffisent à fustiger les indignes héritières de ce dernier.

Car en attaquant cet ouvrage, je me doutais bien découvrir une sale affaire. Cette gestion cataclysmique a failli couler le club pour de bon. Je ne m’attendais cependant pas à tomber sur un pareil panier de crabes. Le défilé de pieds nickelés, malhonnêtes, incompétents, est stupéfiant. Des caves première manière. Sans même le charme de la gouaille d’un Bernard Laporte et ses filouteries rotariennes bien connues. Ici, ce sont plutôt des méthodes de greluches à la sauce stalinienne (vous découvrirez le comportement de la fille de Céline Forte, ainsi que de son gendre), un entre-soi et un népotisme assumé, qui feront fuir la moitié des salariés du club en quelques mois.

Énumérer ici la succession de dingueries de la gestion de Céline Forte et de son clan serait fastidieux : le livre est là pour ça. Pas besoin d’être un suiveur du Limoges CSP ni même du basket-ball français pour être happé par ce récit digne d’un feuilleton à la fois pathétique et fascinant, où l’héritage d’un club a été piétiné par ceux censés le préserver.

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